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Conversation publique entre Dreuz, Riposte laïque et le Blog des Hébreux

Le Professeur Sami Aldeeb
Nous publions ci-dessous trois articles en forme de discussion qui font suite à un article publié d'abord par le professeur Sami Aldeeb sur Riposte laïque, qui a entraîné une réponse de Jean-Patrick Grumberg, qui dirige le site Dreuz.
Nous publions en fin de compte une réponse envoyée à JP Grumberg par David Belhassen, membre fondateur du Blog des Hébreux et président du Mouvement hébreu de Libération.

Chacun des auteurs a ma responsabilité de ses propos.
Nous ne faisons que rendre compte de la discussion et publierons prochainement la suite de la conversation s'il y en a.

Le Blog des Hébreux.


1. Sami Aldeeb sur Riposte laïque

"Je ne reconnais ni l’État d’Israël ni l’État de Palestine parce que ce sont deux États racistes. À mon avis, Jérusalem est la capitale de l’État unique de la Méditerrannée à la rivière du Jourdain.



Si tu te querelles avec ton frère, essaieras-tu de diviser ta mère en deux morceaux ?
Cette analogie s’applique à toute la Palestine – appellez-la comme vous le voudriez – et en particulier à la ville de Jérusalem.
Ceux qui s’intéressent à la pensée juive et islamique voient qu’ils sont les deux facettes de la même monnaie. Les Juifs considèrent les frontières d’Israël depuis l’Euphrate jusqu’au Nil, et ils considèrent les non-juifs comme impurs. Certains parmi eux rejettent la présence de non-juifs à Jérusalem, et même dans ce qu’ils appellent le grand Israël en tant que citoyens ayant les mêmes droits. C’est le secret de l’absence d’une constitution pour l’État d’Israël, parce que les Juifs seraient obligés de mettre un article affirmant le principe de l’égalité sans discrimination sur la base de la religion.
Les musulmans rejettent également le principe de la pleine citoyenneté et, quand ils le peuvent, ils appliquent ce qui est énoncé dans le Coran, la Sunna de Mahomet et les livres juridiques reconnus. C’est ce qu’a fait Daesh. La loi islamique donne à ceux qui ne font pas partie des Gens du Livre le choix entre l’Islam ou l’épée avec le rapt des femmes et l’esclavage. Quant aux Gens du Livre, ils ont le choix entre l’Islam, le paiement du tribut en état d’humiliation et l’épée avec le rapt des femmes et l’esclavage. Ils sont appelés ahl dhimma (gens protégés). Les gens protégés ne sont pas traités comme des citoyens, mais leurs droits sont diminués dans divers domaines. Les pays arabes et musulmans n’acceptent pas le principe de la liberté religieuse, tel que stipulé à l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme: « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites ».
Les musulmans ne sont pas satisfaits d’un État depuis l’Euphrate jusqu’au Nil, mais ils veulent soumettre le monde entier à l’islam, y compris l’occupation de Rome… selon les déclarations de beaucoup de leurs cheikhs et ce qui est indiqué dans leurs livres juridiques reconnus. Ils considèrent les non-musulmans comme impurs selon le texte du Coran (9:28), et ils n’ont pas le droit d’aller à La Mecque ou à Médine.
Nous sommes donc devant le système de dhimma (protection) des deux parties :
– La partie juive qui porte atteinte aux droits des non-juifs. 
– La partie musulmane qui porte atteinte aux droits des non-musulmans.
La seule solution à mon avis est l’établissement d’un État citoyen qui inclut la terre entre de la Méditerranée à la rivière du Jourdain, en plus de la Jordanie, du Liban et de la Syrie, avec des droits égaux pour tous, quelle que soit leur religion, avec pour capitale Jérusalem.
Cette zone est suffisamment large pour trouver une solution au problème des réfugiés palestiniens et aussi à ceux parmi les Juifs qui veulent vivre dans cette région. Au lieu d’être un problème, la présence des juifs devient une bénédiction pour la région, avec leur dynamisme scientifique et culturels.
Cette solution exige à la fois des musulmans et des juifs d’abandonner leurs principes diaboliques et d’accepter le traitement des autres en tant qu’êtres humains et citoyens ayant les mêmes droits et devoirs.
Mais accepteront-ils cela ?
La réponse est à laisser au temps.
En attendant, les gens de cette région continueront à payer la facture de leur stupidité et de la stupidité de leurs penseurs et de leurs dirigeants.
.
Sami Aldeeb, Dr en droit, professeur des universités

Directeur du Centre de droit arabe et musulman: http://www.sami-aldeeb.com  
Auteur d’une traduction française, une traduction anglaise et une traduction italienne du Coran (actuellement sous presse) par ordre chronologique, et d’autres ouvrages

2. Jean-Patrick Grumberg sur Dreuz.info

Yusuf al-Qaradawi, sortez du corps de Sami Aldeeb

Un contact m’informe de la publication par Sami Aldeeb sur Riposte laïque d’un article antisémite, un tissu de haine anti-israélienne d’une médiocrité et d’une stupidité qui laisse penser qu’il a été écrit par Alain Soral sous la dictée de Mahmoud Abbas et relu par Yusuf al-Qaradawi.

Aldeeb est d’une inculture abyssale sur le sujet israélien. Il affirme même qu’Israël est un Etat raciste.
J’y pensais justement, au racisme d’Israël, en lisant cette réflexion de José Boublil (1) :
” Quand vous verrez un pays où, sur 100 m2 il y a 100 couleurs de peau, des jeans moulants de femmes, des mini-jupes, des sacs de jute, et des robes jusqu’au sol ; des cheveux roux au vent, des coiffes égyptiennes, et des perruques ; des bas résilles, des collants opaques, et des jambes bronzées/dorées; des chapeaux noirs, ou des crinières blondes ; des visages jaunes, noirs, blancs, ou « gris »… Vous saurez que c’est Israël.”
Qu’en dites-vous, je crois qu’il mérite une petite leçon qui va remettre Aldeeb à sa place et lui rappeler de rester dans son domaine de compétence, le droit de la sharia où il excelle, au lieu de s’aventurer sur des sujets qui le ridiculisent et font qu’il sera désormais très difficile de le prendre au sérieux.

Leçon numéro 1: Pourquoi le sionisme ne peut pas être du racisme

Le 10 novembre 1975, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU, Daniel Patrick Moynihan, fit un discours à la tribune qui démontrait pourquoi associer apartheid, racisme, et sionisme, est un mensonge :
” La nature unique du sionisme est qu’il a défini ses membres en termes non pas de naissance, mais de croyance. Ce n’est pas un mouvement irlandais pour libérer l’Irlande, ou polonais pour libérer la Pologne, ni un mouvement des Algériens pour libérer l’Algérie, ni des Hindous pour libérer l’Inde. Ce n’est pas un mouvement de personnes liées par l’appartenance historique à un genre génétique ou à une race, disons, comme le peuple chinois. Au contraire, les sionistes se définissent eux-mêmes simplement comme juifs, et est juive toute personne née d’une mère juive ou –et ceci est un fait absolument crucial [car il tue toute idée de racisme]– toute personne convertie au judaïsme.
Ce qui veut dire, conclut Moynihan, que le sionisme accepte tout le monde indépendamment de « sa race, sa couleur, son ascendance ou son origine ethnique ou nationale… » ce qui, selon la Convention internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, adoptée par la 20e Assemblée générale de l’ONU, classe Israël dans les pays non racistes.
De 1 à 4 Pinocchio, 4 étant un gros mensonge, Aldeeb se prend :
4 Pinocchio sur “Israël Etat raciste”
Et si le doute demeurait chez certains, c’est encore Moynihan qui rappelle que “l’idée que les Juifs sont une « race » a été inventée non par les juifs mais pas par ceux qui haïssaient les juifs, à savoir les antisémites du XIXe siècle tels que Houston Steward Chamberlain et Edouard Drumont…”

Leçon n°2 : Comme le Hamas, Aldeeb ne reconnaît pas l’Etat d’Israël

Aldeeb affirme ne reconnaître ni l’Etat d’Israël ni l’Etat de Palestine. Ceci, nos lecteurs ne l’ignorent pas, entre dans la définition de l’antisémitisme selon le test des 3D de Natan Sharansky (3).
  • Ne pas reconnaître l’Etat de Palestine n’est pas exactement un scoop, et Aldeeb n’a certainement pas fait un gros effort de méninges : cet Etat n’existe pas !
  • Aldeeb a fréquenté l’Islam et en est resté très proche. Il adopte le narratif des terroristes du Hamas dont la charte ne reconnaît pas l’Etat d’Israël, qu’ils désignent du nom “d’entité sioniste”, et jurent de le faire disparaître pour le remplacer par la Palestine – comme Aldeeb sur Riposte laïque.
Avant de rappeler à Aldeeb que la reconnaissance d’Israël par Sa Majesté qui se fait plus grosse qu’un bœuf est d’une importance dont je laisse à chacun le soin d’apprécier la toute relativité, je serais bien tenté de le renvoyer à la lecture de quelques textes de l’ONU, puisqu’Israël est le pays au monde dont le pedigree juridique de naissance en droit international est le plus riche, mais je crains de perdre mon temps : l’idéologie est si étrangère à la réalité, qu’aucun fait avéré ne peut contredire celui qui se laisse par elle aveugler. Et Aldeeb ne semble pas très voyant.

Leçon n°3 : Chassez le naturel, il revient au galop – les perles de cet érudit de l’islam qui ne l’a jamais quitté :

  • Ceux qui s’intéressent à la pensée juive et islamique voient qu’ils (sic) sont les deux facettes de la même monnaie.
  • Les Juifs considèrent les frontières d’Israël depuis l’Euphrate jusqu’au Nil.
  • Ils considèrent les non-juifs comme impurs.
  • Certains parmi eux rejettent la présence de non-juifs à Jérusalem, et même dans ce qu’ils appellent le grand Israël en tant que citoyens ayant les mêmes droits.

Mes observations :

  • J’ai longtemps pensé que Sami Aldeeb était un expert de l’islam. On peut trouver de lui des dizaines et des dizaines d’entrées expliquant que l’islam est un système politico-religieux de conquête.
    1. Dois-je lui faire remarquer qu’Israël a établi sur terre 1 Etat en 5700, tandis que l’Islam en est à 57 en 1400 ans et qu’il tente en ce moment d’envahir l’Europe ? Mêmes facettes d’une même pièce ? Le doute m’envahi…
    2. Quelqu’un peut-il enseigner à Aldeeb que pour devenir musulman, il suffit de répéter une toute petite prière de trois lignes, tandis que le judaïsme réclame pour se convertir, un long et difficile apprentissage ? Qu’un musulman, s’il abandonne sa religion, est passible de peine de mort, tandis que pour un juif, la peine maximum est de ne plus être invité aux dîners de shabbat chez les beaux-parents ? Si pour Aldeeb ce sont là les deux faces d’une même monnaie, je lui conseille d’adopter la carte de crédit.
    3. Sait-il Aldeeb que le musulman doit se soumettre au coran sans discuter, et que le juif est invité à tout soupeser sans rien céder ?
    4. Qu’un bon musulman doit tuer les mécréants tandis que le juif, qu’il soit bon ou mauvais doit les secourir ?

  • “Les Juifs considèrent les frontières…” écrit Aldeeb : au secours à l’ignare ! Les juifs ? Quels juifs ? Ceux de San Francisco qui sont plus Démocrates que juifs ? Ceux de la gauche israélienne du parti Meretz qui réclament de créer un Etat palestinien si près des côtes israéliennes que les avions ne pourront plus décoller car ils seront à portée des missiles du Hamas ? Le sénile Aldeeb est aveuglé par la haine des juifs, il ne sait plus ce qu’il dit.
Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de songer à cette remarque que faisait le Premier ministre Golda Meir à Richard Nixon :
” Vous êtes peut-être le président de 250 millions de personnes, mais je suis le Premier ministre de 5 millions de premiers ministres.”
Aldeeb, décidément, ne sait pas ce qu’est un juif, s’il ne peut s’empêcher ce fainéant raccourci que “les juifs” considèrent…
  • Dois-je répondre à cette accusation d’Aldeeb que ” les Juifs considèrent les non-juifs comme impurs” ? Evidemment non, car parmi les antisémites, elle fait d’Aldeeb un pur. On trouve d’ailleurs beaucoup de Sami Aldeeb chez Alain Soral et sur les sites internet antisémites.

4e et dernière leçon sur le fait que les non-juifs n’auraient pas les mêmes droits que les juifs.

  • George Kara, président du tribunal qui a condamné l’ex-président d’Israël à la prison pour harcèlement sexuel est un Arabe.
  • Majalli Wahabi, ex-député de la Knesset, a été nommé président de l’Etat d’Israël en février 2007. Il est druze.
  • Mira Awad, une Arabe, a été désignée pour représenter Israël à l’Eurovision 2000.
  • Naim Aradi a été ambassadeur d’Israël en Norvège. C’est un Druze.
  • Reda Manson, historien israélien, poète, a été ambassadeur d’Israël en Equateur. C’est un Druze.
  • Salim Joubran, un chrétien arabe, est juge à la Cour suprême. Il a même été honoré du titre de “membre permanent” en 2004.
  • Le docteur Massad Barhoum est le directeur général de l’hôpital de Galilée. C’est un Arabe.
  • Aziz Darawshe est le directeur du service des urgences du célèbre hôpital Hadassah. C’est un Arabe.
  • Omar Barghouti a fait ses études en doctorat à l’université de Tel-Aviv.
4 Pinocchio pour cet autre mensonge d’Aldeeb
PS Et je félicite bien entendu nos amis de Riposte laïque pour la pertinence de leur ligne éditoriale.
PS2 j’avoue, j’ai passé un bon moment à ridiculiser ce professeur d’université qui prouve une fois encore qu’on ne peut être antisémite et intelligent.
(3) Test 3D :
  • Le premier « D » est le test de la diabolisation. Quand l’Etat juif est diabolisé ; quand les actions d’Israël sont amplifiées dans des proportions démesurées ; quand des comparaisons sont faites entre les Israéliens et les nazis, et entre les camps palestiniens et Auschwitz –c’est de l’antisémitisme, et non une critique légitime d’Israël.
  • Le second « D » est le test du double standard. Quand la critique d’Israël est appliquée de façon sélective ; quand Israël est ciblé par les Nations unies pour ses violations des droits de l’homme tandis que le comportement d’Etats connus pour leurs abus, comme la Chine, l’Iran, Cuba et la Syrie est ignoré ; quand l’organisation israélienne Magen David Adom [Etoile de David rouge], est la seule, parmi tous les services de secours du monde, dont l’adhésion à la Croix rouge internationale lui est refusée –c’est de l’antisémitisme.
  • Le troisième « D » est le test de la délégitimation. Quand les droits fondamentaux d’Israël à exister à lui et à aucun autre peuple au monde lui sont refusés –c’est aussi de l’antisémitisme.
Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info

Voici enfin la réponse envoyée par David Belhassen à Jean-Patrick Grunberg.

3. Réponse de David Belhassen à JP Grumberg

Bonjour Jean-Patrick Grumberg,
Je ne veux me faire ici ni l'avocat de Sami Aldeeb et ni son porte-parole.
Néanmoins, et suite à ma connaissance proche de ses idées, je pense que vous l'aviez mal compris.
Sami Aldeeb est également responsable de cette incompréhension en ayant fait usage malencontreux du terme "raciste" à l'égard de l'Etat d'Israël, au lieu de "discriminatoire".
Car il faut le dire et le redire : l'Etat d'Israël vit dans le paradoxe ! Il est à la fois un Etat démocratique et laïque, et une théocratie.
Comment cette antinomie est-elle possible ?
Elle découle de la décision de Ben Gourion qui, en 1948 lors de la déclaration d'Indépendance, a nommé l'Etat d'Israël renaissant "Etat des Juifs", au lieu de "Etat des Hébreux". Cette décision est née suite aux pressions des groupes religieux, et Ben Gourion a involontairement été piégé par eux !
Dès lors, le statut discriminatoire de l'Etat d'Israël est devenu inhérent à sa "constitution" en tant qu'Etat des Juifs.
Je m'explique : La "Loi du retour" dont bénéficie justement tout Hébreu-israélite de souche, a été élargi aux convertis au judaïsme. Or, le rabbinat détient le droit exclusif de conversion reconnue par l'Etat d'Israël.
Cette ambiguïté entre l'inné (l'appartenance ethnique) et l'acquis (la confession religieuse) inhérente au terme hybride "juif" a créé une situation absurde dans laquelle un Hébreu-israélite de souche qui déclare avoir quitté le judaïsme et s'être converti par exemple au christianisme, risque de perdre son droit à la "Loi du Retour". Par contre, un Chinois aux yeux bridés qui vient de se convertir au judaïsme orthodoxe, bénéficie automatiquement de la "Loi du Retour".
Le judaïsme rabbinique est donc devenu, en Israël, un facteur de discrimination, non seulement envers ceux qui ne sont pas des Hébreux-israélites judaïsés de souche, mais aussi et surtout à l'encontre des Hébreux-israélites de souche non judaïques. Et pour être plus précis, non-judaïco-pharisien-rabbinico-talmudique.
Ainsi, il y eut polémique sur le "judaïsme" des Israélites qaraïtes et des Beta Israël d'Ethiopie. Une solution bancale et coercitive a été trouvée, mais elle est humiliante et non-satisfaisante. Quant aux Israélites samaritains, la situation est bien pire : ils ne pourront bénéficier automatiquement de la Loi du Retour, si jamais ils vivaient en diaspora.

Cette digression vient pour prouver que Sami Aldeeb a pointé du doigt un vrai problème : la non-séparation totale entre l'Etat d'Israël et la Synagogue. Et c'est entre autres pour cela qu'il prône la création d'un Etat fédéré et unifié, laïque et démocratique, où la religion sera totalement séparée et où tous les habitants-citoyens auront les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Et en cela, je me trouve en parfait accord avec lui !
L'Etat d'Israël doit d'une part récupérer toute son étendue géographique et ses limites ancestrales, et d'autre part se transformer en un Etat hébreu laïque et fédérateur dans lequel l'identité et la langue hébreue-cananéenne sera revendiquée comme exclusivement fondamentale et officielle, et où les différentes confessions resteront confinées au domaine privé.
C'est la seule et unique solution à la désislamisation des arabophones musulmans, et également à la dé-judaïco-rabbinisation des hébréophones israélites.

David Belhassen    

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