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Tentatives d'invasions depuis Gaza : pourquoi maintenant ?

L'impasse des roquettes et missiles, l'échec d'une 3e Intifada, des attentats en baisse et la fin des tunnels offensifs du Hamas et du Djihad islamique semblent expliquer pourquoi le Hamas tente, comme toujours, d'innover dans le terrorisme, en multipliant les tentatives de pénétration et d'invasion à la frontière israélienne.



Les histoires vont bon train sur les raisons qui expliquent la tentative d'invasion du territoire israélien via sa frontière sud au niveau de la bande de Gaza, territoire désormais occupé intégralement par des pan-arabistes de type islamistes qui n'ont, comme on le constate depuis 2005 et le retrait du dernier Israélien de ce territoire, aucun intention de construire ou déclarer un nouvel Etat arabiste - appelé faussement dans les médias "Etat palestinien" - car il aurait pour conséquence d'envoyer un message de volonté de mettre fin à la tentative d'invasion et de destruction totale de l'Etat d'Israël.

Les expressions vont en effet bon train : "mouvement populaire" né sur les réseaux sociaux, "mouvement pacifique", "mouvement de contestation", "de revendication", "manifestations" ... toutes les expressions euphémiques qui ne décrivent en rien la réalité d'une tentative d'invasion qui a pu naître dans la tête d'indépendants formés à la haine d'Israël, persuadés qu'Israël est la source de leurs maux - lesquels d'ailleurs ? - sans une once d'auto-critique et de contestation de leur régime, de leur gouvernement, le Hamas, voire de leur tradition, l'arabisme, et leur religion, l'islam ; qui a pu naître ainsi comme l'affirment certains médias, mais qui a été depuis rattrapé, organisé, et financé par le Hamas. Hamas qui fournit les bus, les drapeaux, les soins, la nourriture, qui envoie ses propres journalistes, et même ses propres armes chez certains, puisque des engins explosifs ont été retrouvés.


Les mêmes médias qui emploient un vocabulaire biaisé, pro-arabiste palestiniste, qu'ils s'en rendent compte ou non, auront bien du mal, du fait de leur incompréhension à saisir la situation, incompréhension dont témoigne leur vocabulaire, à expliquer le 'timing' de cette opération d'invasion ou des feux de pneus organisés par les panarabistes colonialistes, opération restée en outre peu relayée comparativement, tant elle est peu défendable selon les considérations néo-écologiques occidentales et particulièrement européennes.

Pourquoi maintenant ? 

Parce que la situation est insoutenable ? Parce qu'ils sont au bord de la crise humanitaire ? 

Ces explications ne tiennent pas la route et sont une construction qui ne s'appuie pas sur la réalité. Il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza et cette propagande sous forme de menace pour réclamer plus de dons qui seront vite récupérés par le Hamas et autres organisations terroristes, est un classique du genre. Presque tous les mois on répète que Gaza est au bord de la crise humanitaire et d'une situation insoutenable alors que les villas et les hôtels de luxe continuent de pousser, que des centaines de camions de marchandises continuent de passer par les points de passages à la frontière avec Israël et que l'argent continue de pleuvoir via les organisations internationales, sans rien demander en retour. Pas même l'arrêt du terrorisme.

En vérité, cette tentative d'invasion prend place alors que le Hamas semble être au pied du mur quant aux méthodes terroristes qui sont à sa disposition.En effet, la méthode du tir systématique de missiles et de roquettes, dont il dispose toujours par milliers, est mise à mal depuis l'opération israélienne Bordure Protectrice en 2014. Cette dernière a en effet porté un coup violent au Hamas et les réponses israéliennes systématiques et plus fermes à chaque tir, depuis 2014, mettent à mal les infrastructures du Hamas, qui ne peut se risquer à une nouvelle guerre ou opération d'ampleur (après 3 opérations très rapprochées dans le temps : 2008-2009, 2012 et 2014). Le seul espoir qui reste au Hamas de ce côté-là est qu'il sait qu'Israël ne veut pas lui porter le coup fatal car il craint son remplacement par un groupe plus violent encore, et n'a aucun désir d'un retour d'une "Autorité palestinienne" au jeu double et au bord de l'agonie. 

Mais surtout, la principale arme du Hamas, celle qui avait fait sensation lors de l'opération de 2014 - en plus des missiles qui avaient atteint jusqu'au nord du pays, depuis le sud - est évidemment la question des tunnels. Or Tsahal, de par ses méthodes de repérage et par la poursuite de la construction d'un mur souterrain, semble être en train de mettre fin à cette menace.

Le Hamas, sans option d'attaques de roquettes, sans parvenir à mener de grands attentats, privé d'une 3e Intifada par son incapacité à mobiliser massivement et/ou à faire face à des forces de sécurités israéliennes bien rodées au jeu de harcèlement et de guerre d'usure, semble avoir trouvé un nouvel espace d'attaque contre Israël : tenter de pénétrer et d'envahir la frontière. Il s'agit en réalité d'une nouvelle méthode de terrorisme et rien d'autre.

Comme si souvent, la seule chose dans laquelle les panarabistes palestinistes sont à la pointe mondiale est l'innovation en matière de terrorisme. Après les attaques suicides des années 90, les jets de pierre, les bombes, les roquettes à courte portée, les engins explosifs dans des bombes et mêmes dans des tonneaux envoyés sur les côtes israéliennes par la mer, le Hamas tente le harcèlement par pénétration et invasion massive.

Cette méthode est bien évidemment vouée à l'échec et traduit en réalité une victoire d'Israël dans la guerre à moyen terme qui l'oppose au Hamas. Jusqu'à la prochaine idée des 'penseurs en terrorisme' du Hamas, jusqu'à la prochaine guerre ou opération.

Méïr Ronen - Le blog des Hébreux
11/4/2018


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